D'hier à aujourd'hui

L'histoire du restaurant Fournaise

Renaissance de la Maison Fournaise

Alphonse Fournaise continue les activités nautiques jusqu'en 1910 alors qu'Alphonsine a fermé le restaurant 4 ans plutôt. La Maison est léguée à la famille mais peu à peu la Maison s'étiole et, proche de la ruine, elle est acquise en 1979 par la ville de Chatou. En 1982 la partie principale des façades du restaurant est inscrite à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques; puis de 1984 à 1990 les rénovations commencent ! Cliquez pour découvrir le processus des rénovations ! Aujourd'hui, la Maison Fournaise a retrouvé sa vocation première. Un restaurant, un musée et un atelier de bateaux vous y attendent pour revivre les joies impressionnistes ! Photos des rénovations De 1984 à 1990, 6 ans de travaux de rénovation complète financés par la Ville avec l'aide de l'Etat, de la Région, du Département, de l'Association des Amis de la Maison Fournaise et de divers donateurs. Les façades ont retrouvé l'aspect qu'elles avaient à l'apogée du restaurant vers 1880. Le décor mural extérieur ainsi que celui de la salle des Fresques du Restaurant ont pu être restaurés ou reconstitués en grande partie.
Comparer avant et après !

Sur la route des impressionnistes

Poème de Guy de Maupassant

...Ou la Guinguette des Impressionnistes !

L'île de Chatou : un havre de paix, une bouffée d'oxygène et d'inspiration pour nombre d'artistes en quête de lumière mobile et d'ombres frémissantes. Claude Monet, Alfred Sisley, Berte Morisot, Edouard Manet, Camille Pissaro et Pierre Prins ... Autant de peintres qui aiment à se retrouver à Chatou. Ils sont rejoints par des gens de lettres et de bohême pour savourer les joies que leur réserve la Maison Fournaise.
Gustave Caillebotte se plaît à voguer sur la Seine, Degas devient un ami intime d'Alphonsine, tandis que Guy de Maupassant apprécie l'ambiance chaleureuse de la Maison qu'il surnomme "Le Restaurant Grillon" dans plusieurs de ses nouvelles comme "La Femme de Paul" ou "Mouche". André Derain (né à Chatou) et Maurice de Vlaminck établissent leur atelier dans la maison Levanneur, voisine du Restaurant. Les discussions se colorisent, s'enflamment lors des visites de Guillaume Appolinaire et Henri Matisse.

Sauve-toi de lui s’il aboie ;
Ami prends garde au chien qui mord
Ami prends garde à l’eau qui noie
Sois prudent, reste sur le bord.
Prends garde au vin d’où sort l’ivresse
On souffre trop le lendemain.
Prends surtout garde à la caresse
Des filles qu’on trouve en chemin.
Pourtant ici tout ce que j’aime
Et que je fais avec ardeur
Le croirais-tu ? C’est cela même
Dont je veux garder la candeur.

Maupassant le 2 juillet 1885

Une Histoire de famille

Le Phalanstère au 19e siècle

Dès le milieu du XIXème siècle, le canotage attire les parisiens sur les rives de Chatou, où Monsieur Alphonse Fournaise charpentier de Bateau, vient d'installer son atelier. Sa femme y ouvre un restaurant en 1860. Tandis qu'Alphonse s'affaire à l'organisation des fêtes nautiques, Madame veille à ravir ses convives par une gastronomie de choix. Alphonse fils, chargé de la location et de l'entretien des bateaux aide les dames à embraquer alors que la fille Alphonsine, remarquée par la grâce de son accueil est le modèle choyé des peintres.

Rendez-vous avec l'Histoire !

Le Déjeuner des CanotiersRetrouvez à la Maison Fournaise l'ambiance impressionniste qui a séduit Renoir, Manet, Maupassant... Autant d'artistes qui venaient flâner sur l'ïle pour y trouver l'inspiration au son des canots de la Seine. Une visite savoureuse aussi, où la Mère Fournaise régalait ses hôtes de sa cuisine traditionnelle.
Le Déjeuner des canotiers, lire l'histoire.

Le Déjeuner des Canotiers

Renoir et le "Déjeuner des Canotiers"

Parmi toutes ces illustres figures, Pierre-Auguste Renoir est un hôte régulier du Restaurant de 1868 à 1884. "J'étais toujours fourré chez Fournaise, j'y trouvais autant de superbes filles à peindre que je pouvais en désirer."
En 1880, il écrit à un ami : "Je suis revenu à Chatou à cause de mon tableau. Vous serez bien gentil de venir déjeuner. Vous ne regretterez pas votre voyage, c'est l'endroit le plus joli des alentours de Paris ».
Renoir peint une trentaine de toile à Chatou, dont le portrait du Père Fournaise, fumant la pipe après dégustation d'une dernière absinthe. La plus belle trace de son passage est le Déjeuner des Canotiers, peint du balcon du restaurant. Aujourd'hui, vous pouvez admirer le tableau à la Phillips Collection de Washington.

Le Tableau
Pierre-Auguste Renoir a réuni, sur la terrasse de l'Auberge du Père Fournaise, tous ses amis et modèles pour participer à cette grande œuvre.
Au premier plan, à gauche, Aline joue avec son petit chien. Derrière elle se tient Alphonse Founaise, le propriétaire de l'auberge. Accoudée à la rambarde, Alphonsine Fournaise, sa fille, écoute le Baron Raoul Barbier assis dos tourné.
Au premier plan, à droite, se trouve le peintre Gustave Caillebotte assis à califourchon sur une chaise qui écoute discrètement l'actrice Ellen Andrée tandis que le journaliste italien Maggiolo se penche sur elle.
Derrière eux, le petit groupe est formé du journaliste Paul Lhote avec un pince-nez, d'Eugène-Pierre Lestringuez et de l'actrice Jeanne Samary.
Au centre, le modèle Angèle boit assise à côté d'un homme dont on aperçoit juste le profil. Derrière elle se tient le financier Ephrussi en chapeau haut de forme. En arrière-plan, au travers des saules miroite la seine sur laquelle passent des voiliers.
L'ambiance est heureuse et sereine. Pourtant, Renoir dont la situation financière de l'époque n'était pas brillante, ne savait pas, lorsqu'il commença cette œuvre majeure, s'il pourrait la terminer.
Renoir travailla au "Déjeuner des Canotiers", d'avril à juillet 1881.
La toile mesure 130 x 173 cm.

Adresse

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Contact

email : lamaisonfournaise@yahoo.fr
 

Heures d'ouverture

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